Accord social 2019-2020
Les syndicats à la fois à la table et dans la rue

Les représentants des employeurs (FEB, UCM, Unizo, Agrofront) et des salariés (CSC, FGTB, CGSLB) doivent conclure un accord interprofessionnel 2019-2020 valable pour l'ensemble du secteur privé. Un agenda de négociations a été établi, ainsi qu'une liste des points à aborder : marge salariale, répartition de l'enveloppe bien-être, application des vingt-huit mesures du "jobsdeal" de l'été, fusion des statuts ouvrier et employé...

En même temps, les syndicats, sous l'impulsion de la FGTB, essaient encore et toujours de faire monter la pression sociale contre le gouvernement. Arrêts de travail et manifestations sont au menu de ce mois de décembre.

Pour assurer la promotion de ces "actions", le syndicat socialiste a annoncé que la marge salariale pour 2019-2020 serait négative. "Inacceptable", ajoute-t-il.

Cette marge est calculée par le Conseil central de l'économie au vu de l'évolution des salaires dans les trois grands pays voisins. Elle sera faible mais le calcul ne sera effectué qu'en janvier et une marge négative est impossible. Elle pourrait être nulle, auquel cas la loi de 1996 sur la sauvegarde de la compétitivité imposerait un gel des salaires. On n'en est pas là et annoncer a priori son intention de ne pas respecter la loi est une pratique pour le moins inhabituelle.

Autres actus se rapportant au sujet