Gilets jaunes
Un malaise social difficile à cerner

Tout a commencé en France avec une pétition en ligne contre l'augmentation du prix des carburants routiers. Elle a débouché sur un appel à bloquer les routes le 17 novembre, appel repris en Wallonie.

Barrage routier en France. L'avenir du mouvement est très incertain.
© Nicolas Le Querré/Belpress.com

Depuis lors, les "gilets jaunes" perturbent la circulation à certains endroits et moments. Ils manifestent à Bruxelles, à Paris et ailleurs. Le mouvement est non structuré, infiltré par des casseurs et des extrémistes. Il est néanmoins compris et même soutenu par une bonne partie de la population, une majorité en France selon les sondages. La protestation contre le coût des carburants est devenue un appel confus à de meilleures conditions de vie : "Je n'arrive plus à nouer les deux bouts. Il y a quelque chose qui ne va pas."

Cette colère, qui ignore les syndicats et vilipende les politiques, échappe aux récupérations. En France, c'est comme une mini-insurrection qui a fait plier le pouvoir. La nouvelle taxe sur les carburants prévue en 2019 est annulée.

En Belgique, le gouvernement explique que le pouvoir d'achat a augmenté. C'est exact, mais si le prix de l'énergie (en partie hors index) mange cette hausse et qu'en même temps, l'aspiration à un niveau de vie plus confortable se renforce, la perception est inverse.

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