Chômage temporaire massif
Les jours de vacances annuelles s'accumulent

Le Secrétariat social UCM a fait le relevé de l'utilisation du chômage force majeure par les PME francophones clientes. Par rapport aux heures à prester, 33 % ont été chômées en mars, 42 % en avril et 24 % en mai. Le chiffre de mars est évidemment influencé par le fait que le confinement n'a commencé que le 14 du mois.

La reprise de mai est sensible, mais relative. Quelque 55 % des employeurs (89 % dans l'horeca) ont encore activé le chômage force majeure, au moins partiellement.

Les salariés mis au chômage ne vont bien entendu pas piocher dans leur réserve de jours de vacances annuelles. Sur les deux semaines du congé de Pâques, les employeurs UCM en ont déclaré 52 % de moins que l'année dernière. En d'autres termes, les compteurs ne tournent pas. Beaucoup d'ouvriers et d'employés, à la reprise du travail, se retrouvent avec un nombre plus élevé que d'habitude de jours de vacances à prendre avant la fin de l'année.

C'est une situation embarrassante pour les entreprises, qui ont besoin de mettre les bouchées doubles d'ici décembre afin de récupérer une partie des pertes du confinement et éviter autant que possible les licenciements. Dans la construction en particulier, il y aurait une logique à profiter des mois d'été et des traditionnels "congés du bâtiment" pour rattraper le retard des chantiers et renflouer la trésorerie.

Les syndicats sont fermés à toute discussion pour trouver une solution structurelle, hormis peut-être le report à 2021 de certains jours de vacances en principe à prendre en 2020. C'est la concertation au sein des entreprises qui devra primer, dans le respect à la fois des droits des salariés et des nécessités de l'employeur.

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