Maternité des salariées
Charges supplémentaires pour les employeurs

Le repos d'accouchement pour les salariées est de quinze semaines, une avant et quatorze après la date prévue. Jusqu'à ces derniers jours, les absences durant les six semaines qui précèdent la naissance (maladie, mise au repos ou chômage) étaient imputées sur le congé de maternité, qui pouvait donc se trouver réduit à neuf semaines après l'accouchement.

Au début du confinement, les députés ont voulu immuniser les périodes de chômage pour force majeure et garantir aux mamans quatorze semaines de repos après la naissance. À la Chambre, le débat s'est emballé et la proposition de loi finalement votée modifie la règle également en cas de maladie ou de mise à l'écart.

Les employeurs sont doublement pénalisés. D'abord, les absences non volontaires dans les six semaines précédant l'accouchement ne sont plus décomptées du repos d'accouchement. Il est donc de facto allongé dans de nombreux cas. De plus, les périodes de maladie avant la naissance ne seront plus prises en charge par la mutuelle (qui paie les quinze semaines de congé). Les salariées bénéficieront du mois de salaire garanti avant d'entamer leur congé de maternité.

Les organisations d'employeurs (FEB, UCM, Unizo) ont tenté de contrer cet alourdissement des charges qui n'a fait l'objet d'aucune concertation et crée un handicap supplémentaire pour les jeunes femmes sur le marché de l'emploi. En vain. La N-VA et l'Open VLD ont été les seuls partis à voter contre le texte, le MR s'est abstenu.

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