Péage urbain bruxellois
Imbroglio politique

La congestion automobile à Bruxelles nuit aux indépendants et PME de la Région. Réduire le nombre de voitures est une priorité du gouvernement PS-Défi-Écolo. En témoignent la mise en zone 30 de la plupart des rues et la saga de la fermeture du Bois de la Cambre à la circulation. Il a été rouvert sur décision de justice, mais le dossier n'est pas clos.

L'outil majeur pour réduire les embouteillages, c'est le plan SmartMove, qui devrait entrer en vigueur dès 2022, diminuer de 18 % le trafic et par conséquent de 30 % le temps perdu dans les bouchons. C'est une "nouvelle taxe" pour ses adversaires, une "tarification kilométrique intelligente qui remplace les taxes" pour ses partisans.

SmartMove suppose un système d'enregistrement des plaques minéralogiques. Circuler dans Bruxelles devient alors payant. Le tarif dépend du modèle de véhicule et de l'heure. À une redevance fixe pour la journée s'ajoute un montant selon le nombre de kilomètres parcourus. La gratuité est maintenue la nuit et le week-end. Les taxes de circulation et de mise en circulation seraient supprimées à Bruxelles.

Le projet SmartMove a été très critiqué, tant par la Flandre que par la Wallonie, qui dénoncent une absence de concertation et une charge supplémentaire pour les navetteurs. Elke Van den Brandt (Groen), ministre bruxelloise de la Mobilité, estime que la concertation n'a pas été possible et qu'il faut avancer. Elle a le soutien de son ministre-président, Rudi Vervoort (PS). Mais le président du PS, Paul Magnette, a été clair et net : "Pas de tarification kilométrique avant 2025" !

Pas de précipitation

Pour UCM, l'impossibilité de circuler en voiture à Bruxelles dans de bonnes conditions est un grave problème. Il ne faut pas traîner à trouver des solutions. En l'état, le plan SmartMove n'est pas satisfaisant. Faute d'accord interrégional, c'est une charge nouvelle pour tous les Wallons qui se rendent dans la capitale, y compris afin de travailler.

Pour les professionnels bruxellois, la suppression de la taxe de mise en circulation ne compensera pas le coût de l'usage du véhicule. Les réalités des entreprises nécessitent des ajustements. UCM pousse donc les Régions à négocier un accord et demande une concertation avec les acteurs économiques. Le sujet est sensible. Mal calibré, un péage urbain peut provoquer un exode des entreprises.

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