Travaux publics à Bruxelles
Les commerçants mieux indemnisés

La Région bruxelloise subit 4.000 grands chantiers par an. "Ils sont bien coordonnés. La ville de Montréal s'inspire de notre modèle", affirme le ministre responsable, Pascal Smet (SP.A).

Il ne nie pas pour autant les nuisances causées aux commerçants et à l'horeca. C'est pourquoi, avec son collègue en charge de l'Économie, Didier Gosuin (Défi), il a présenté un nouveau mécanisme d'indemnisation.

L'ancien système fédéral prévoyait un montant de 73,30 euros par jour de fermeture du magasin, à condition de baisser le volet au moins une semaine. Le nouveau dispositif bruxellois est radicalement différent. Pour tout chantier de vingt-neuf jours au moins, qui rend impossible au moins un sens de circulation automobile, une prime sera versée aux professionnels impactés. Elle sera de 2.000 euros si l'on emploie moins de deux personnes, 2.300 euros pour deux à quatre personnes, 2.700 euros pour cinq à neuf personnes. Si les travaux durent plus de six mois, 2.000 euros seront ajoutés.

L'UCM a été consultée pour définir cette indemnisation. Le président, Pierre-Frédéric Nyst, est satisfait du résultat : "Le caractère prévisible et automatique de la prime répond aux besoins. Il est très positif de ne plus être obligé de fermer pour être indemnisé."

Pascal Smet annonce une nouvelle ordonnance sur la coordination des chantiers, qui prévoit une programmation sur cinq ans et du travail à deux équipes, de 7 à 22 heures, si les nuisances sont importantes. Un site web informera en temps réel sur l'avancement de tous les travaux.

Le progrès réalisé à Bruxelles amène deux questions. Quand la Wallonie adoptera-t-elle un mécanisme semblable d'indemnisation ? Et quand le fédéral se décidera-t-il à immuniser fiscalement ces primes, aujourd'hui intégrées dans le chiffre d'affaires ?

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