La Wallonie mobilise l'épargne privée
Coup de pouce appuyé

Il s'appelle "Tante Agathe" aux Pays-Bas, "winwin" en Flandre, "Proxi" à Bruxelles. En Wallonie, c'est le prêt "coup de pouce" qui encourage les particuliers, via un crédit d'impôt, à investir dans l'entreprise d'un parent ou ami. Depuis son lancement (2016), le système a généré 936 prêts, pour un montant total de 17,2 millions d'euros.

Le gouvernement régional, à l'initiative du ministre de l'Économie Willy Borsus (MR), a décidé d'améliorer l'outil pour soutenir la relance. Dès ce mois de janvier et jusque fin 2022, le mécanisme est plus attractif pour les prêteurs comme pour les bénéficiaires.

Le fondement ne change pas. L'avantage fiscal (crédit d'impôt) est de 4 % par an pendant les quatre premières années, de 2,5 % sur les éventuelles suivantes. Pour un prêt de 10.000 euros en six ans par exemple, l'incitant est donc de quatre fois 400 euros puis deux fois 250 euros, soit un total de 2.100 euros.

L'amélioration réside dans la hausse des plafonds : de 50.000 à 100.000 euros pour les prêteurs ; de 100.000 à 250.000 euros pour les emprunteurs. La durée maximale est portée de huit à dix ans. De plus, le remboursement peut être échelonné (trimestriel, semestriel ou annuel). Jusqu'à présent, le capital prêté devait être remboursé en une fois, à l'échéance, système inconfortable pour l'entrepreneur et insécurisant pour le prêteur.

Plus décisif encore : la Région garantit le remboursement de 30 % du montant du prêt en cas de faillite ou de cessation. Et la Sowalfin (société publique de financement) peut, sur demande, doubler le coup de pouce en accordant un prêt subordonné du même montant et de même durée (taux d'intérêt 2,5 %). Il sera remboursé trimestriellement après une période de franchise de six mois.

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