L'e-commerce, partenaire incontournable

  • 54 %
    des Wallons ont acheté au moins une fois sur internet en 2017
  • 6 à 12 %
    c'est la progression en un an des achats via smartphone
  • 3,6
    milliards d'euros en 2017 : le volume d'achats en ligne (+ 7 %)

Les 26 et 27 mars, les Halles des foires de Coronmeuse accueillent la deuxième édition de l'E-commerce Xpo Liège. Car qui n'est pas connecté multiplie les risque de disparaître de la carte...

Stimuler le business digital et s'offrir de nouvelles opportunités : l'entrepreneur d'aujourd'hui doit être 4.0 et connecté. L'an passé, aux Halles des foires de Coronmeuse, plus de 1.500 visiteurs ont arpenté les allées de l'E-commerce Xpo Liège, partant du constat qu'il est utile de rassembler les acteurs du domaine pour faciliter la vie des indépendants.

L'e-commerce et l'e-marketing sont cette année à l'honneur, aux côtés d'un stand de réalité virtuelle de 40 m², et du stand de l'UCM, au centre du salon. "Les visiteurs pourront tester les casques de réalité virtuelle, entendre les témoignages de plus de cinquante conférenciers, trouver des informations utiles auprès des e-commerçants dans les séances de speed-coaching ou encore se familiariser avec les notions d'e-business et e-commerce", explique Carol Dannevoye, project manager commerce à l'UCM.

[ EN PRATIQUE }

E-commerce Xpo

lundi 26 et mardi 27 mars
11:00-18:00
Liège Expo (Coronmeuse)

Petite restauration sur place.
L'e-commerce Xpo est organisée par Kortrijk Xpo, en collaboration avec l'UCM.
Programme des conférences et des séances de speed-coaching sur le site de l'événement. Entrée gratuite moyennant pré-enregistrement en ligne.

liege.ecommercexpo.be

Démarrer sans encombre avec CBC et UCM

Dans un contexte global de digitalisation de plus en plus présente, l'accès à l'e-commerce devient une nécessité pour beaucoup d'entrepreneurs. "Quelles méthodes de paiement dois-je proposer à mes clients ?", "Quelle page de paiement choisir ?", "Utiliser des boutons de paiement ?" sont autant de questions auxquelles CBC apporte des réponses avant le grand saut, car être payé est essentiel pour la viabilité de tout commerce, qu'il soit virtuel ou non.

Durant l'E-commerce Xpo et jusqu'au 30 avril, la banque propose d'ailleurs une offre promotionnelle sur la page de paiement "CBC-Paypage" pour faciliter l'accès à ce service. Cette foire sera aussi l'occasion de découvrir d'autres moyens de paiement en physique ou via des applis. CBC et UCM s'associent pour un accompagnement optimal lors du lancement d'activité, de la construction du business plan aux solutions de financement.

À Liège, l'entrepreneur pourra également rencontrer des conseillers CBC en aides publiques, qui le guideront dans la recherche d'incitants à l'e-commerce. Antoine Délépine, expert en la matière, donnera une conférence le mardi 26 mars à 15:45 (Room 3).

Plus d'infos au stand 411 de la foire ou sur le site internet de CBC.

cbc.be/xpo

Davantage de flexibilité

Le gouvernement fédéral a décidé d'assouplir les règles relatives au travail de nuit et du dimanche pour l'e-commerce. Il en a d'abord donné une définition légale. Sont visées les activités logistiques comme le traitement des commandes, l'emballage, l'expédition, la livraison, l'entreposage, etc. Cela concerne donc la vente de biens matériels. Le commerce électronique de services (vente en ligne d'assurances, de voyages...) n'est pas visé par les dérogations introduites.

Concrètement, les entreprises actives dans l'e-commerce peuvent, en 2018 et 2019, instaurer le travail de nuit (entre 20 heures et 6 heures du matin) via une convention collective de travail (CCT). Il fallait jusqu'à présent modifier le règlement de travail, procédure nettement plus lourde. Une CCT se négocie avec la délégation syndicale ou, dans une PME, directement avec le personnel. Elle doit toutefois être validée par un permanent syndical du secteur. L'assouplissement est le même pour le travail du dimanche.

Pour l'instauration d'un régime avec des prestations de nuit (entre 24 heures et 5 heures du matin), l'entreprise a le choix entre conclure une CCT et modifier son règlement de travail.

En 2020, les entreprises qui ont instauré le travail de nuit ou du dimanche via une CCT pourront prolonger ce régime de travail. Pour celles qui ne l'auraient pas fait, on en reviendra aux règles de base.

Les activités logistiques dans le cadre de l'e-commerce bénéficient désormais d'un régime plus souple.

L'e-consommateur wallon confirme son statut

Digital Wallonia, le levier numérique de la Région wallonne (disposant d'un budget de 500 millions d'euros sur quatre ans alloué par le gouvernement), aura un stand de démonstration au salon liégeois. Tout récemment, l'organisme a publié le baromètre "Citoyens" 2017 qui donne le ton en matière d'usage e-commerce par le consommateur wallon. On y apprend que 54 % des citoyens wallons ont effectué un ou des achats en ligne durant l'année. Une toute petite augmentation, qui porte le volume d'achats à 3,6 milliards d'euros. Les emplettes réalisées via smartphone ont doublé (de 6 à 12 %). Gain de temps, prix avantageux et facilités de livraison sont les principaux avantages mis en avant par les e-clients.

Six e-clients sur dix s'informent sur internet avant l'achat d'un produit ou d'un service. Les sites d'habillement (hors réseaux sociaux) ont la cote. Suivent les voyages, livres, titres de transport et autres loisirs (spectacles...). Six achats sur dix sont payés par carte de crédit, tandis que huit colis sur dix sont livrés à la maison, l'e-réputation et le paiement sécurisé étant des éléments déterminants de confiance dans le choix du site.

Témoin privilégié du comportement numérique des Wallons, Digital Wallonia travaille actuellement sur la plateforme #WeCommerce, dont l'objectif est d'offrir aux entreprises du territoire l'opportunité de développer la vente en ligne ou d'accroître leur visibilité. #WeCommerce représente le parcours complet qu'une entreprise doit envisager pour être e-performante, suscite une prise de conscience et offre une vue d'ensemble des activités clés de l'e-commerce aux entrepreneurs wallons en trois étapes : je lance, je gère, j'accélère.

"Vendre une viande comme un bijou"

Proposer de la viande sur internet : le pari était osé ; Thierry Depuydt l'a relevé, avec succès !

Fils de bouchers à Pérulwez, Thierry Depuydt reprend l'enseigne familiale en 2004. "Le magasin de mes parents était très classique. Mon idée "d'autre chose" a germé et c'est en 2014 que nous avons pris, avec mon épouse Valérie, un virage complet, avec vente sur le net." Au revoir les produits classiques et le service traiteur, Thierry se concentre sur les viandes maturées d'exception. "Nous avons fait le pari de vendre de la viande comme un bijou, pour se faire plaisir et pas juste se nourrir." Thierry repense toute la boucherie, travaille l'image ainsi que la communication, et sélectionne une vingtaine d'éleveurs. Rubia Galega, Wahuy japonais et autres Timahawk entrent dans le frigo d'exposition. Et ça fonctionne ! "Je vends en Belgique bien sûr, mais aussi au Luxembourg, en France métropolitaine et à Monaco. J'ai même vendu à un Américain en vacances sur son yacht au pied du Rocher", explique l'e-boucher.

Faire voyager de la viande demande une logistique sans faille, fruit d'une réflexion aboutie. "Les côtes à l'os sont sous vide, glissées dans des enveloppes de frigolite et aluminium avant d'y ajouter une pochette de gel eutectique. Nous postons nos colis en France, à quelques kilomètres de chez nous, et garantissons un arrivage en moins de 24 heures."

Le personnel a suivi une formation de découpe spécifique tandis que le site internet regorge d'informations, afin de rassurer une certaine clientèle. "Il n'est pas rare que des clients du net passent nous voir, avant ou après commande. Nous vendons une centaine de kilos de viande maturée par semaine, ce n'est pas encore grand-chose dans notre chiffre d'affaires, mais c'est l'avenir."

cotealos.com
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Embellir grâce à la nature

La maison de Charlotte est lovée entre prairies et sapins luxembourgeois, mais le net ouvre les portes du monde à sa gamme de cosmétiques Bobone, faite maison, naturelle, 100 % belge et quasi vegan.

Après un début de carrière en tant que maquilleuse professionnelle pour le cinéma, Charlotte Renard s'installe à Our (Paliseul) par amour. Les premiers pas de sa petite Célestine marquent le retour de la jeune femme à l'entrepreneuriat. "J'ai développé mon activité en août 2016, elle sera bientôt une société avec mon compagnon Samuel, lui-même indépendant. Je m'occuperai de la création, et lui de l'administratif. J'ai vendu dès le début sur les réseaux sociaux. C'est avant tout un état d'esprit car avec peu de chose, on obtient de bons résultats." Bobone, c'est une gamme de sept produits, bientôt enrichie de nouveautés et déclinée pour les hommes. "Quand la carte du restaurant est petite, c'est bon signe. C'est pareil pour Bobone, nous ne dépasserons pas un certain nombre de références." La marque se veut locale, bio et éthique. En témoignent la cire d'abeilles de Graide ou la kombucha macérée à Namur. "Je ne travaille que des produits avec fiche technique, pour professionnaliser tout en restant artisanal."

Outre l'e-boutique de Charlotte, une vingtaine de points de vente partenaires proposent sa gamme. Un magasin physique Bobone pourrait même voir le jour, pour répondre aux attentes olfactives et tactiles des clientes vis-à-vis des produits, elles qui passent voir Charlotte à la maison "pour découvrir les coulisses" ou suivent assidûment ses ateliers en Wallonie et à Bruxelles. "Vendre sur le net est important, mais un magasin l'est aussi, pour le relationnel et la chaleur des contacts avec les clientes."

Charlotte Renard racontera l'histoire de sa (belle) petite entreprise au public de l'E-commerce Xpo le mardi 27 mars à 12:30.

bobone.be
facebook.com/bobonefreshcosmetic

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