Libraires presse
Une définition juste pour contrer les abus

Les libraires presse doivent se battre et innover pour faire vivre leur commerce. Ils ont deux atouts : la possibilité de déroger à la loi sur les heures d'ouverture et celle d'installer quatre bornes pour les paris sportifs. Le problème, c'est que de nombreux night-shops et certains magasins de station-service se déclarent "libraires presse" et, en toute impunité, ouvrent 24 heures sur 24 et proposent des paris.

Comment cette concurrence déloyale est-elle possible ? "Parce que la définition de notre activité, dans la loi sur les heures d'ouverture, est désuète, explique Xavier Deville, président de l'organisation représentative Prodipresse. Il faut tirer au moins 50 % de son chiffre d'affaires de la vente des journaux, du tabac, des produits de la Loterie et de la vente de cartes téléphoniques. Je connais des night-shops qui vendent l'alcool en noir, déclarent le tabac et ainsi, par magie, deviennent vendeurs de presse."

Pour Xavier Deville, il faut un seul critère : le nombre de mètres carrés consacrés à la vente des journaux et magazines. Une avocate, Yaël Spiegl, a été mandatée pour attaquer au Conseil d'État la décision de la commission des jeux de hasard d'autoriser les bornes de paris sportifs dans les magasins répondant à la définition obsolète.

Prodipresse fait le siège des administrations et des ministres pour obtenir une nouvelle définition des libraires presse. Le problème est que personne ne sait exactement quelle autorité devrait prendre le dossier en charge.

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