reMarkable Pro - C’est comme écrire sur du PAPIER… en mieux

Son lancement s’est accompagné d’une vaste campagne de communication sur les réseaux sociaux. Comme nous, vous avez peut-être vu passer fin 2024 dans votre fil d’actualité ou dans vos stories des témoignages on ne peut plus élogieux à propos du carnet de notes numériques reMarkable Pro, un objet à mi-chemin entre tablette, liseuse et bloc-notes. Mais que vaut vraiment cette reMarkable Pro ? Éléments de réponses après deux mois de test.

Qu’est-ce que la reMarkable Pro ? Avant de tester un produit, il convient de comprendre ce que l’on a entre ses mains et les besoins auxquels il peut répondre. Et la reMarkable Pro est un objet unique en son genre. Vous cherchez une tablette classique pour surfer sur le net ou regarder des vidéos ? Passez votre chemin, ce n’est pas possible. Vous désirez acheter une liseuse aux dimensions idéales pour bouquiner peu importe où vous vous trouvez ? Cette fois, la reMarkable Pro fait parfaitement le job, mais ce serait dommage de ne l’acquérir que pour cette simple utilisation. C’est une rengaine que vous retrouverez tout au long de ce test : le dernier modèle de chez reMarkable (après ceux sortis en 2017 et 2020) est capable de réaliser peu de choses. Mais ce qu’il fait, il le fait merveilleusement bien. Un parti pris complètement assumé par la marque norvégienne : elle vend un objet minimaliste qui permet d’éviter les dérangements intempestifs et de rester 100 % concentré sur son travail.

Est-ce un écran ou du papier ?

Mais revenons sur son utilité première. La reMarkable Pro est un bloc-notes numérique, à mi-chemin entre les bons vieux carnets de notes papier et les tablettes actuelles. On y écrit sur de l’e-papier avec de l’e-ink (encre numérique en français). Niveau fonctionnalités, on est donc bien loin des dernières tablettes numériques. Le but ici est de prendre des notes, dessiner, lire un livre ou annoter un PDF. Rien de plus. Ce qui nous permet d’aborder un premier point fort de la reMarkable : la sensation d’écriture. Du « toucher » sur l’écran au bruit produit par le stylet, l’impression se rapproche sérieusement de l’écriture sur une feuille de papier. Contrairement à d’autres tablettes du type iPad, il semble n’y avoir presque aucun espace entre le bout de votre stylet et l’encre électronique qui apparait sur l’écran. Nouveauté de ce modèle Pro par rapport à ses prédécesseurs, la prise de note est désormais possible en couleurs. Un ajout particulièrement pratique pour structurer ses données, surligner certains passages d’un texte ou annoter un PDF. Le rendu coloré est globalement bon même s’il y a cette fois une légère latence entre l’ébauche du trait et son apparition en couleur, ce qui peut être perturbant dans le cadre de dessins. Si vous souhaitez par exemple entourer un mot en rouge, le trait apparaitra d’abord en gris avant de devenir rouge une ou deux secondes plus tard. Les couleurs semblent aussi délavées sur la tablette, ce qui peut fausser la lecture de certains documents. Les pigments retrouvent cependant tout leur éclat une fois le document exporté sur un autre appareil. Toujours dans ce volet prise de notes, la reMarkable propose un outil de transformation de notes manuscrites en notes typographiques. Avec un résultat assez bluffant, même si vous avez comme nous la calligraphie d’un médecin en fin de carrière.

Des accessoires en masse

Outre la prise de note sur base d’une feuille blanche, il est donc possible d’annoter des documents PDF, ePUB, JPG et PNG. L’annotation est particulièrement agréable si vous devez consulter de nombreux documents au quotidien. La lecture est plus reposante que sur un écran d’ordinateur et le stylet se montre, une nouvelle fois, très efficace. Le dépôt des documents est également simple comme bonjour. Il suffit de connecter votre reMarkable à internet pour y déposer des fichiers, soit depuis l’application reMarkable, leur site internet, Google Drive, OneDrive ou encore Dropbox. Après avoir créé votre compte et relié votre appareil, il ne vous reste plus qu’à « glisser et déposer » les documents sur la zone prévue à cet effet et le tour est joué. Un add-on Chrome permet par ailleurs d’envoyer n’importe quelle page internet directement sur votre bloc-notes numérique. La consultation des fichiers est possible à tout moment sur l’application bureau ou smartphone, tout comme l’envoi des fichiers à n’importe quel moment. Petit bémol cependant, il faut débourser trois euros par mois pour profiter du cloud à 100 %, sous peine d’être limité pour la conservation en ligne de certains articles que vous n’avez plus ouverts depuis plus de 50 jours. C’est là un des (le seul ?) défauts de la reMarkable Pro : son prix. Comptez 649 euros pour l’appareil et le stylet de base. Un montant qui peut gonfler de 50 euros pour obtenir le « Marker Plus », pour effacer vos notes directement via l’arrière de votre stylet à l’aide d’une « gomme ». Ajoutez 99 euros pour la coque de protection de base, 249 euros pour celle avec un clavier intégré, 30 euros par an pour le cloud illimité et vous approchez dangereusement de la barre des 1.000 euros. Un budget conséquent pour un usage au final assez restreint.

Notre avis

À la lecture de ce test, faut-il craquer pour le dernier modèle de chez reMarkable ? La réponse dépendra de l’utilité que vous voudrez bien lui donner. À la rédaction d’UCM Magazine, nous allons continuer à l’utiliser car nous lui avons trouvé une réelle plus-value dans la prise de notes et l’annotation de documents. Il convient aussi de reconnaitre que la tablette renvoie une image premium, sérieuse, qui attire l’oeil autant qu’elle l’intrigue. Un point particulièrement apprécié dans le cadre d’un entretien avec un client ou de la participation à une conférence par exemple. Reste que le produit coûte (trop ?) cher pour un « simple bloc-notes », surtout si on achète tous les accessoires qui vont avec. On pense notamment au clavier qui, s’il est très agréable, va plutôt à l’encontre de l’esprit epaper. À chacun donc de voir s’il est prêt à mettre cette somme pour un objet ultra-performant mais dont l’usage restera limité.

Prix : à partir de 649 euros.