Les entrepreneurs ont rendez-vous...

Le salon Entreprendre est "le" point de rencontre des chefs de PME. Pour sa quinzième édition, il se donne une dimension digitale et propose 140 ateliers et conférences. Il rassemble 200 partenaires et attend quelque 7.000 entrepreneurs.

Le salon prend une nouvelle fois ses quartiers à Tour & Taxis.
© Reporters Thomas Leonard

Mercredi 17 et jeudi 18 octobre, à Tour & Taxis (Bruxelles), aura lieu le salon Entreprendre 2018. Cet événement, le seul du genre en Belgique, a pris une dimension impressionnante. Il s'adresse aux professionnels, depuis les candidats starters jusqu'aux chefs de PME qui cherchent un repreneur. Bien que national, il garde de ses origines une dimension très francophone.

Dans les trois halls d'exposition, plus de 200 exposants proposent des produits, des services, des conseils. Nouveauté de cette année : un des trois halls sera entièrement consacré au digital. C'est une dimension que la plupart des entreprises doivent aujourd'hui prendre en compte, notamment pour leur marketing. Un "start-up lab" mettra en réseau environ 200 jeunes entrepreneurs avec des mentors (entrepreneurs confirmés) et des investisseurs potentiels.

Tout au long de la journée (10:30-18:00 le premier jour et 10:30-17:00 le second), 140 ateliers et conférences seront proposés dans plusieurs salles. Sponsor principal, l'UCM proposera l'ensemble de ses services et mettra en avant sa spécificité d'organisation représentative des indépendants et PME francophones. Ses experts prendront en charge trois conférences sur l'évolution du statut des indépendants, les étapes de la création de son propre emploi et l'entrepreneuriat féminin.

Entrée gratuite !

Le prix d'accès au salon Entreprendre est de 20 euros. L'UCM est heureuse d'offrir aux lecteurs de son magazine une entrée gratuite. Sur le site de l'événement, il suffit de demander son pass, de choisir la formule "je suis invité" et d'entrer le code UCM18F.

 

[ entreprendreondernemen.be }

La Semaine de la création

L'UCM, son partenaire CBC Banque et la Socamut (société publique wallonne de crédit) organisent la Semaine de la création d'entreprise. Le 15 octobre à Namur, le 16 à Liège et le 18 à Charleroi, les candidats starters peuvent rencontrer un conseiller en face-à-face (16:00-18:00). Une conférence sur le démarrage de sa propre affaire suit ces rendez-vous, avant un cocktail dînatoire.

Le vendredi 19 octobre (12:00-16:00), les dix experts UCM-CBC-Socamut sont à disposition par téléphone ou WhatsApp pour des entretiens personnalisés de vingt minutes.

Et le mercredi 17, le rendez-vous est bien sûr donné au salon Entreprendre. Outre les rencontres avec les conseillers, il sera possible d'échanger avec des entrepreneurs confirmés.

Le tout est gratuit ! Programme et inscription en ligne sur le site consacré à cette semaine particulière.

[ semainedelacreation.be }

L'étonnant optimisme des starters

L'UCM a interrogé des entrepreneurs wallons et bruxellois qui ont démarré leur activité après 2012. Ils ont été 647 à participer à l'enquête. L'échantillon est fiable.

Dans quatre cas sur cinq, l'entreprise est nouvelle. Pour les 20 % restants, il s'agit d'une reprise, de la continuation d'une affaire familiale ou d'une scission. Un peu plus de 90 % des starters ont une expérience de salarié. Les formations de base sont très diverses avec une prédominance de l'économie, des techniques et des sciences. Un entrepreneur sur cinq n'a pas de diplôme de l'enseignement supérieur. L'importance des études est relative puisque 38 % des personnes interrogées disent avoir une activité sans rapport avec leur formation.

Dans 60 % des cas, il s'écoule moins d'un an entre la naissance de l'idée et la réalisation du projet. Les principaux obstacles à surmonter sont la concurrence des entreprises existantes et les obligations administratives. Le financement n'arrive qu'en troisième position. Cela n'a réellement été compliqué que dans un peu plus d'un cas sur trois. Le même score est enregistré pour les coûts de fonctionnement (énergie, transport...).

De l'ambition à revendre

Selon la rumeur, les "petits" entrepreneurs se contenteraient trop souvent de faire tourner leur business. Faux. L'enquête indique que 57 % des starters ont la ferme intention de faire croître leur chiffre d'affaires et 25 % supplémentaires jugent leur croissance probable. Ce volontarisme se reflète dans les intentions d'embauche : 21,5 % comptent bien engager et 26 % l'estiment probable.

Parmi ceux qui envisagent une croissance, la motivation est intéressante. Plusieurs réponses sont possibles. La survie de l'entreprise ("grandir ou mourir") était naguère la première raison invoquée. Elle l'est toujours par 35,5 % des personnes sondées. Elle n'arrive plus qu'en quatrième position derrière les opportunités à saisir (57 %), l'envie de gagner plus (55 %) et la simple passion (50,5 %).

Comment est réalisée la majorité du chiffre d'affaires ? Comme sous-traitant de grandes entreprises (25 % des cas), avec des produits et services innovants (23,5 %), à l'exportation (10 %), grâce aux marchés publics (4 %). Cette répartition justifie l'optimisme quant aux possibilités de croissance.

Les aides négligées

Parmi les obstacles à la croissance, fiscalité, coût du travail et charges administratives forment le trio de tête (plus de 55 % pour chacun). La conjoncture économique (27 %) devance de peu la difficulté de recruter (25 %) et l'accès au financement (24 %).

Le manque de main-d'œuvre est donc un réel problème. Les critères de recrutement ne sont pourtant pas tellement les compétences (66 %) et le diplôme (16,5 % seulement !). La motivation (90 %), l'aisance relationnelle (54,5 %) et le potentiel de développement (44 %) sont essentiels.

Deux starters sur trois n'ont sollicité aucune aide publique. Pourquoi ? "Aucune ne me convient" (32,5 %) ou "je ne veux pas être aidé" sont des réponses à accepter. "Je n'ai pas d'information" (44 %) et "les procédures à suivre sont trop lourdes" (23 %) devraient susciter une réaction.

Le manque d'information est à mettre en regard de la proportion de starters qui ont démarré sans aide ou conseil externe (36,5 %). Cela reste beaucoup mais en retournant le chiffre, deux entrepreneurs sur trois sont accompagnés dans leur projet. Cela contribue sans aucun doute à l'ambition raisonnée de la majorité des nouveaux entrepreneurs.

Toujours étudiant et déjà entrepreneur

Créer son entreprise sans attendre la fin de ses études, c'est possible ! Sur l'année scolaire écoulée, environ 400 jeunes en Wallonie et à Bruxelles ont lancé leur activité. Certains sont étudiants en gestion ou sciences économiques, mais ce n'est pas la règle. Toutes les branches (droit, sciences, lettres...) sont représentées.

La plupart des universités et hautes écoles ont des accords avec des incubateurs. Il y en a cinq en Wallonie, qui se partagent un financement de 1.270.000 euros. Leur rôle ? Évaluer les projets, conseiller, fournir éventuellement un appui logistique et mettre les étudiants en réseau entre eux et avec des entrepreneurs confirmés.

Depuis janvier 2017, un statut spécifique existe pour les jeunes entre 18 et 25 ans, aux études, qui se lancent comme indépendants. Ils ne paient aucune cotisation sociale jusqu'à 6.775 euros de bénéfice par an et peuvent même garder les allocations familiales.

Le financement peut s'effectuer par les banques comme par les structures publiques de crédit (Sowalfin ou Finance Brussel). Le crowdfunding, le crowdlending ou, en Wallonie, le prêt "coup de pouce" qui permet à des proches de prêter de l'argent dans de bonnes conditions, sont aussi des sources possibles.

Cinq jours pour transmettre ou reprendre

La Semaine de la transmission d'entreprise, c'est du 22 au 26 octobre. L'occasion, pour les cédants et les repreneurs, de s'informer au cours de divers événements consacrés à cette étape importante.

La structure démographique est telle que le nombre d'entreprises à transmettre en Wallonie est élevé et en croissance continue. Un chiffre qui en dit long : 30 % des entreprises wallonnes ont un dirigeant âgé de plus de 55 ans. Par ailleurs, un nombre significatif d'entreprises sont liquidées chaque année faute de repreneurs, soit autant d'emplois qui disparaissent. Pourtant, le taux de faillite des sociétés reprises est sensiblement inférieur à celui des sociétés qui se créent.

Pour toutes ces raisons, la Société wallonne d'acquisitions et de cessions d'entreprises (Sowaccess) organise, avec le soutien du gouvernement wallon et en collaboration avec l'UCM, une semaine pendant laquelle tous les projecteurs seront braqués sur la question de la transmission d'entreprise. Ainsi, les entrepreneurs auront la possibilité partout en Wallonie (comme en Flandre et à Bruxelles), de trouver les réponses à leurs questions sur ce sujet, au travers de multiples événements (voir ci-contre).

D'après une étude de l'Iweps (Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique) réalisée en 2016, la moitié des entreprises transmissibles sont des SPRL, occupant moins de cinq travailleurs. 28 % d'entre tous ces dirigeants sont âgés de 60 à 64 ans, malgré le fait que l'idée de la transmission germe souvent dans leur esprit dès la cinquantaine fêtée.

Par contre, quand le mécanisme de cession se met en route et touche des entrepreneurs de moins de 50 ans, il s'agit davantage de reconversion professionnelle que de volonté de retraite anticipée.

Les femmes représentent un quart de ces entrepreneurs vieillissants, leur proportion étant encore inférieure dans les secteurs techniques.

Les quatre arrondissements de Liège, Nivelles, Charleroi et Verviers réunissent à eux seuls la moitié des entreprises concernées. Celles-ci ont la forme juridique de SPRL dans plus d'un cas sur deux, et de société anonyme dans plus d'un cas sur quatre. Ces données ne contrastent pas fondamentalement avec la structure globale du tissu entrepreneurial wallon.

La moitié des structures concernées a moins de vingt ans, et un tiers a même moins de quinze ans (les quelques dizaines de sociétés de 200 travailleurs et plus sont quant à elles 90 % à avoir été créées il y a plus de vingt ans).

L'UCM Y SERA

Lundi 22 octobre

12:00-14:00 à Tournai (Negundo) : lunch "Comment préparer sa transmission d'entreprise" par Tanguy de la Faille (FB Transmission) et Arnaud Daxhelet (ASTE). 064/311.344

Mardi 23 octobre

08:00 à Amay (Paix Dieu) : petit déjeuner "Les aides durant la vie d'une entreprise", co-organisation ADL de Villers-le-Bouillet. michel.grevesse@villers-le-bouillet.be

08:00 à Chimay (Hainaut Développement) : petit déjeuner "Défis et clefs de la réussite d'une transmission d'entreprise" par Joffroy Moreau (Ekkofin) et Arnaud Daxhelet (ASTE). 064/311.344

17:00-20:30 à Liège (Step Entreprendre) : afterwork "Reprise d'une entreprise, aspects juridiques et fiscaux, ensemble du processus de vente et d'achat, gestion des émotions". 04/227.58.89

Mercredi 24 octobre

08:00-10:00 à Gosselies (Bouvy Motor) : petit déjeuner "Transmettre son entreprise. Quelle est la marche à suivre et que vaut ma société ?" par Nicolas Chauvin (BNP Paribas Fortis), Gilles Hodiamont (Miaoulis) et Arnaud Daxhelet (ASTE). 064/311.344

08:00-10:00 à Tinlot (Fiduciaire Optimum) : conférence "Chemin et questions du cédant et du repreneur". sophie.delcourt@ucm.be

Jeudi 25 octobre

07:30-09:30 à Tarcienne (Partners Group) : petit déjeuner "Comment préparer sa transmission d'entreprise" par Olivier Vereecke (Partners Group) et Arnaud Daxhelet (ASTE). 064/311.344

12:00-14:00 à Louvain-la-Neuve (Espace Monnet) : lunch "Comment réussir sa transmission d'entreprise" par Pierre Ariga (OVA consulting) et Arnaud Daxhelet (ASTE). 064/311.344

18:00-20:30 à Liège (bd de Laveleye 191) : conférence "L'anticipation des aspects juridiques et de la valorisation d'une transmission" par Sophie Delcourt (ASTE) et le cabinet de révision d'entreprises Baker &Tilly Belgium Dorthu). sophie.delcourt@ucm.be

Programme complet : [ semainedelatransmission.be }

Les conseillers UCM en action

L'UCM compte depuis 18 mois au sein de son service de Développement économique une équipe de conseillers en transmission. Depuis février 2017, ils ont pour mission de sensibiliser les entrepreneurs cédants à la question de la transmission, d'identifier leurs besoins, de les accompagner dans leur préparation et, ensuite, de les orienter vers les organismes professionnels agréés. Lors des rendez-vous avec ces organismes, les conseillers peuvent accompagner les cédants à leur demande.

Plus de 150 entrepreneurs ont été rencontrés et une centaine d'entre eux déjà orientés vers les experts qui vont concrétiser la transmission. Les cédants potentiels sont parfois contactés par le service ou y viennent spontanément suite à une information donnée dans les newsletters ou dans le magazine de l'UCM.

Sophie Delcourt, agent de sensibilisation à la transmission (ASTE), a recueilli les témoignages de trois cédants, anonymes car la procédure est en cours.

Pour Luc, c'est une séance d'information qui a enclenché le processus. "Suite à cela, j'ai demandé un rendez-vous avec un conseiller. Nous avons défini le processus à mettre en place et établi un calendrier de suivi. Notre agent UCM m'a accompagné lorsque nous avons rencontré l'expert pour la première fois, ce qui était rassurant. Nous avons convenu de rester en contact jusqu'à la fin de la transmission."
Chantal souligne quant à elle le "climat de confiance" qui s'établit avec le conseiller. "Il m'a permis de gagner beaucoup de temps et m'a dirigée directement vers les bonnes personnes pour réussir le passage de témoin."

Marc, commerçant, craignait de ne pas trouver de repreneur. "J'avais entendu qu'un magasin est difficile à remettre. Le conseiller m'a rassuré, m'a convaincu d'entamer le processus et m'a donné toutes les informations et contacts nécessaires pour réussir."

{ Nos conseillers en transmission d'entreprise }

Certificat de fonds de commerce : le sésame indispensable

La première étape matérielle d'une transmission d'entreprise est la transmission ou la cession du fonds de commerce ou de parts. L'UCM peut ensuite prendre le relais pour effectuer la radiation à la Banque-carrefour des entreprises (BCE) et à la TVA, clôturer le dossier à la caisse d'assurances sociales et assurer le suivi du dossier au secrétariat social pour le transfert du personnel.

Qu'il soit en société ou en personne physique, le chef d'entreprise aura préalablement mis à jour les données de son entreprise auprès du guichet d'entreprises. Son statut social devra être adapté, soit qu'il prenne sa pension ou devienne salarié, soit qu'il exerce une autre activité d'indépendant ou reste mandataire dans une autre société.

Le cédant peut demander un certificat de "cession de fonds de commerce" (dit 16ter) à sa caisse d'assurances sociales. Ce document, accompagné d'une copie de la convention de cession, permet d'éviter tout problème entre cédant et cessionnaire ou par rapport à la caisse d'assurances sociales.

Le certificat de cession de fonds de commerce peut être demandé par le cédant, le comptable ou le notaire. Un formulaire type est disponible sur ucm.be. À dater de l'introduction de la demande, la caisse d'assurances sociales a 30 jours pour délivrer ou refuser le certificat.

Il y a en effet une condition expresse : le cédant doit être en ordre de paiement de toutes cotisations sociales. Le certificat doit être refusé si, au jour de la demande, il existe à charge du cédant une dette certaine et exigible. Renseignements complémentaires au 081/32.07.95.

Pension et cotisations : restons-en là !

Un indépendant qui prend sa retraite cesse bien entendu de payer des cotisations sociales. Il peut, sous conditions, clôturer son compte. S'il ne le fait pas, il y aura des régularisations pendant trois ans.

Depuis 2015, les cotisations sociales (20,5 %) sont fonction des revenus de l'année en cours. La caisse qui perçoit les montants réalise une estimation et réclame à chaque trimestre un montant. Trois ans plus tard, quand le dossier fiscal est classé et que les revenus sont donc précisément et définitivement connus, la caisse réclame un supplément ou rembourse le trop-perçu, selon que l'indépendant a payé trop ou trop peu. Après sa cessation d'activité, le jeune retraité peut donc encore recevoir des décomptes de régularisation.

Si sa caisse lui rend de l'argent, ce n'est pas un problème ! Si elle doit en réclamer, cela peut mettre en difficulté un pensionné dont les revenus sont devenus modestes. Payer est obligatoire, sans quoi la pension peut être (après un délai de douze mois) réduite ou, dans les cas extrêmes, supprimée.

Éviter toute mauvaise surprise est possible, en introduisant une demande de non-régularisation auprès de sa caisse d'assurances sociales, par courrier recommandé, avant la date de départ à la pension. À condition évidemment ne pas avoir demandé de réduction de ses cotisations provisoires durant les années concernées par la non-régularisation. Ce serait trop facile...

Si la non-régularisation est acceptée, le dossier des trois années précédant la pension est refermé. Aucune cotisation ne sera plus ni réclamée ni remboursée. Il faut donc bien réfléchir avant de franchir le pas.

Les conseillers UCM guident l'indépendant et examinent sa situation afin de trouver la meilleure solution.

[ 081/320.725 }

 

Cotis réduites : méfiance !

Il existe toute une gamme d'aides à l'emploi, en particulier pour les premières embauches. Attention, lorsqu'un employeur modifie sa structure juridique (personne physique à personne morale par exemple) ou poursuit l'activité d'un précèdent employeur (fusion, rachat après faillite...), il perd en principe le bénéfice des réductions de cotisations patronales de sécurité sociale.

Il faut introduire une demande auprès de l'ONSS pour continuer, si les conditions sont remplies, à bénéficier des réductions. Les conseillers du Secrétariat social UCM accompagnent l'entrepreneur dans l'introduction de sa demande.

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