L'Union professionnelle des ostéopathes a rejoint UCM
L'espoir d'une reconnaissance

L'Union professionnelle des ostéopathes de Belgique (Upob) attend depuis 21 ans la reconnaissance de ses praticiens. Ils sont plus de 2.000 à exercer chez nous, en quête d'un statut légal et stable.

Les ostéopathes exercent dans le pays depuis 1975. Au fil du temps, la pratique s'est élargie et a gagné un intérêt grandissant auprès de la population. Aujourd'hui, deux mille praticiens sont en activité, dont la moitié est affiliée à l'Union professionnelle des ostéopathes de Belgique (Upob), fédération nouvellement membre UCM.

Julien Bosc, directeur de l'Upob.

Julien Bosc est le directeur de l'Upob. À 28 ans, ce praticien bruxellois a intégré le conseil de direction en septembre 2019. Il veille, comme la petite dizaine de membres du conseil, à la bonne santé de l'union, ses membres et la profession. "Je fais partie des membres fondateurs du cercle d'ostéo de l'ULB. Nous avons bataillé un an pour obtenir la reconnaissance du cercle universitaire. J'avais déjà la volonté d'affirmer la place de l'ostéopathie au sein de l'université et de faire rayonner la pratique de la profession."

Majoritairement masculin (7 sur 10), le métier se féminise. Un million de Belges poussent chaque année la porte d'un praticien, qu'il exerce en cabinet individuel ou multidisciplinaire, pour un total de 3 à 4 millions de séances et un budget situé entre 150 et 180 millions d'euros. L'ostéopathie est choisie car la discipline stimule la faculté du corps d'autoguérir, principalement par le biais manuel. Au contraire d'un kinésithérapeute qui travaille à la rééducation de son patient, l'ostéopathe envisage la globalité du corps, en prenant de la distance, sans être centré sur une zone précise.

Trop is te veel

Dans l'absolu, l'ostéopathie ne se porte pas trop mal. Avec 8,6 % des Belges qui ont consulté un ostéopathe en 2018, elle occupe de loin la première place du classement des médecines complémentaires, devant l'acupuncture, la chiropractie et l'homéopathie (tous moins de 2 %). Mais le tableau n'est pas rose, loin de là. En effet, les praticiens attendent que la loi Colla, votée en… 1999 en faveur de leur profession, soit enfin appliquée. Rien de moins !

La reconnaissance des ostéopathes n'a jamais été à l'agenda des gouvernements successifs. "En gros, nous attendons depuis avril 99. Il y a bien eu un intérêt du cabinet Onkelinx en 2014 mais depuis, rien de significatif. Ne parlons même pas du cabinet De Block. Bref, nous sommes dans l'impasse, même si l'État belge a été condamné en 2010 pour non-application de cette loi", résume Julien Bosc.

Alors, que demandent les ostéos ? La protection de leur titre, de leurs prestataires et l'augmentation du remboursement des consultations. "Toutes les familles politiques se sont publiquement et récemment exprimées en faveur d'une réglementation, et celle-ci fait partie de l'accord de coalition actuelle. La profession demande que ce projet de réglementation soit intégré dans l'accord de coalition du gouvernement. Sur le terrain, ça ne change pas grand-chose mais ça nous protège."

Aujourd'hui, la coupe est pleine et la tension monte. "Nous attendons avec une certaine impatience un signal du nouveau ministre de la Santé qui montre la volonté de faire avancer enfin le dossier. Nous ne voulons pas pour l'instant utiliser des moyens plus radicaux que les interpellations mais notre patience et celle de nos membres n'est pas illimitée."

[ osteopathie.be }

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