Recrutement
Non aux tests de situation

Le Gouvernement wallon réfléchit à des méthodes de lutte contre les discriminations à l’emploi très discutables. UCM s’y oppose, et propose une autre approche plus efficace.

Tests de situation : de quoi parle-t-on ?

Déjà d’application via l’inspection fédérale, un avant-projet de décret wallon envisage cette fois d’introduire des tests de situation pour combattre les discriminations à l’emploi ou à la formation. On vise notamment l’intérim, les titres-services, les ALE, les entreprises qui accueillent des demandeurs d’emploi en stage (PFI, etc.).

Ces tests pourraient impliquer l’envoi de faux CV ou la réalisation d’appels mystères pour évaluer les pratiques de certaines sociétés. Le SPW pourrait également recourir à des comédiens. Certaines compagnies auraient aussi l’obligation de signaler des sollicitations discriminatoires venant des clients – sanctions à la clé.

Tout en soutenant fermement la lutte contre les discriminations, illégales, UCM dénonce depuis le début la pertinence et l’efficacité de ces tests. Plusieurs points d’achoppement existent et sont passés sous silence. De nombreux éléments continuent à plaider aujourd’hui contre ce système : l’insécurité juridique entourant la notion – souvent floue – de discrimination, le mécanisme de responsabilité partagée entre le travailleur et l’employeur lors d’un tel contrôle ; le manque d’éthique quant au principe d’usage de faux par les pouvoirs publics ; l’enjeu d’une approche globale et d’un accompagnement positif des entreprises, plus efficace sur le long terme ; la perte de temps – non indemnisée – qu’entraîne ce type de test pour les entreprises qui recrutent…

Depuis 2018, les tests de situation sont possibles au fédéral et à Bruxelles et ont brillé par des résultats inexistants. Face à ces constats, UCM appelle à une réflexion approfondie. À la place de créer un nouveau doublon juridique inutile et vexatoire, pourquoi ne pas collaborer avec les entreprises sur des actions plus positives, allant de l’information à l’accompagnement via des programmes novateurs ? La Wallonie n’a aujourd’hui aucune politique de ce type. L’impact sur le marché du travail donnerait pourtant de meilleurs résultats.

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