La Vitrine de l'artisan
Les lauréats 2018 allient tradition et innovation

Kathleen Guérisse, Nicolas Cloos, Sander Miesse et Anaïs Gaudemer.

Depuis treize ans, le concours national La Vitrine de l'artisan met en valeur la passion des hommes et des femmes qui créent leur emploi, mais aussi perpétuent un savoir-faire et enrichissent le quotidien. Au fil des éditions, le nombre et la qualité des candidatures augmente. Les artisans sont mieux reconnus. Ils ont depuis peu une définition légale et une commission de reconnaissance, passage obligé vers un authentique statut.

Le concours récompense la qualité d'un produit et d'une technique, mais aussi le parcours entrepreneurial des candidats. Cette année, le jury a privilégié l'alliance entre métier traditionnel et technologie moderne. L'artisanat est ancré dans le passé, mais il n'y est pas figé. Au contraire, il laisse une place énorme à l'innovation.

Le grand prix 2018 revient à Nicolas Cloos, un jeune tailleur de pierre de Beauvechain. Il s'est formé à l'IFAPME puis en France, avant de travailler pendant trois ans dans une entreprise de restauration de patrimoine. En 2014, il a lancé AdVitam pierre sprl, une société qui restaure, crée, maçonne, qui répond à des demandes spécifiques de cuisine ou de salle de bains. Nicolas Cloos s'est formé à l'éco-construction pour allier la plus stricte tradition aux impératifs d'environnement. Il utilise un outillage numérique de pointe, accompagne des auto-constructeurs et organise des chantiers participatifs.

Le coup de cœur du jury est partagé entre Sander Miesse, fabricant de couteaux à Courtrai, et l'Ixelloise Anaïs Gaudemer. Architecte paysagiste mais aussi férue de pâtisserie, elle a ouvert en 2015 Cokoa, la première pâtisserie florale de Bruxelles. Le principe est que chez elle, toutes les créations se savourent deux fois, la première avec les yeux...

Kathleen Guérisse, styliste-modéliste à Sibret, remporte le prix du public. C'est sous le nom de Général Guérisse que cette jeune femme réalise les plus étonnants des costumes. Elle travaille avec des artistes du monde entier pour créer, sur mesure et sur demande, les tenues d'un monde féérique.

Notons enfin que pour la troisième année consécutive, un prix du "meilleur apprenti" était également organisé. C'est Aubin Dascotte, qui se forme au métier de cordonnier à Soignies, qui s'est distingué.

[ lavitrinedelartisan.com }

Autres actus se rapportant au sujet

  • Prix à l'exportation
    Des PME parmi les pépites wallonnes

    L'année 2017 a été faste en ce qui concerne les exportations wallonnes.
    Lire la suite
  • Repenser la sécurité sociale
    Préserver la solidarité et libérer le travail

    L'UCM organise des soirées de réflexion prospective. Fin mai, avec les économistes Étienne de Callataÿ et Philippe Defeyt, l'avenir de la sécurité sociale était en question.
    Lire la suite
  • Métiers en pénurie
    Les emplois vacants, priorité politique

    Les emplois vacants sont une priorité politique. En Belgique, 140.000 postes de travail ne trouvent pas preneurs, alors que 480.000 personnes cherchent un emploi.
    Lire la suite