Voyage prospectif UCM Namur à Mulhouse
S'inspirer et mettre en pratique

Une délégation UCM Namur s'est rendue à Mulhouse (France) pour y glaner de bonnes pratiques en matière de développement commercial. Retour sur une visite enrichissante...

Les responsables UCM accompagnés de Nathalie Aube (cheffe du projet Mulhouse Grand Centre) et Frédéric Marquet (manager du commerce).

Deux jours durant, les représentants de l'UCM Delphine Frennet (directrice Namur), Florence Fernémont (administratrice), Pierre-Frédéric Nyst (président national) et Jean-Benoît le Boulengé (administrateur délégué) ont visité les commerces et acteurs du centre-ville de Mulhouse. Frédéric Marquet, le manager du commerce, leur avait concocté un programme intense au cours duquel ils ont pu découvrir les bonnes pratiques développées dans la ville alsacienne pour redorer son attractivité commerciale.

C'est en novembre dernier au Mapic (salon de l'immobilier commercial à Cannes) qu'un contact avait été établi avec les acteurs de Mulhouse. L'UCM a tenu à se rendre dans cette cité du Haut-Rhin parce que, d'une part, elle est de taille identique à Namur et, d'autre part, les commerçants, citoyens et élus y ont coconstruit un programme, porté par tous, pour une nouvelle dynamique commerciale. Grâce à des ateliers participatifs et à l'engagement du manager du commerce, Mulhouse, après avoir traversé des années noires, fait à présent figure d'exemple dans l'Hexagone avec en moyenne deux ouvertures de commerces pour une fermeture. Elle a même été élue "ville coup de cœur" par la Fédération pour l'urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos). Ce voyage a permis à l'UCM Namur de se rendre compte de visu qu'il est possible, dans le respect de chacun, de booster l'attractivité commerciale.

"Tous les acteurs s'impliquent"

Manager du commerce pour Mulhouse depuis 2011, Frédéric Marquet (à droite sur la photo) est né et a grandi dans cette ville où il met toute son énergie au quotidien. Rencontre.

- Mulhouse est l'une des rares villes françaises à connaître l'ouverture de deux commerces pour une fermeture. Comment l'expliquez-vous ?

- Nous sommes effectivement à plus de 470 ouvertures ces huit dernières années au centre-ville, avec 75 % de commerce indépendant. La première raison de cette évolution est une implication forte de tous les acteurs (commerçants, associations, institutions) autour d'un même projet et d'objectifs partagés dans la durée. Un projet, du travail et une motivation sans faille, même dans les moments de difficultés.

- Quel rôle jouent les associations de commerçants ? Quelle est la recette pour que les commerçants travaillent ensemble, avec la Ville et avec le manager de commerce ?

- Les associations de commerçants sont essentielles, l'idéal reste aussi d'en avoir une seule pour fédérer au maximum les acteurs et avoir des interlocuteurs engagés et performants pour relayer l'esprit et les actions auprès du plus grand nombre. La clé du succès réside à mon sens dans la confiance, le respect et la crédibilité de chacun dans son rôle, cela se construit et s'alimente au fil du temps. Le manager du commerce peut faciliter, les associations peuvent animer, il faut que les commerçants individuellement se remettent aussi en question pour proposer toujours le meilleur d'eux-mêmes aux clients dont les occasions d'achat sont de plus en plus nombreuses et facilitées (e-commerce, drive, livraison à domicile...).

- Votre plus belle réussite ?

- L'évolution de l'image de la ville dans l'esprit des Mulhousiens. Ce n'est pas encore gagné, mais la fierté d'appartenance progresse. Cela passe aussi par un travail de chaque minute sur les réseaux sociaux pour communiquer les réalités de l'évolution de la ville, répondre aux commentaires négatifs et répéter, répéter, répéter...

- Un nouveau défi à relever ?

- Deux en fait. Relancer les galeries commerciales du centre dont les locaux manquent de visibilité extérieure du point de vue des enseignes. Les complexes commerciaux de centre-ville souffrent encore mais je reste convaincu que la dynamique globale va aussi les gagner progressivement. Et intégrer une dimension digitale à l'offre commerciale du centre-ville, sans forcément espérer tout pouvoir offrir en e-commerce, mais exploiter en bonne intelligence le potentiel de visibilité qu'offre le digital aujourd'hui pour un commerce physique.

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